Debusquer_les_stereotypes_et_les_depasser__une_formation_au_top


Blandine Métayer effectue des formations variées en entreprise depuis plus de 12 ans. Elle est auteure du one woman show Je suis Top! Grâce aux témoignages recueillis autour de la pièce, elle a mis sur pied une formation Stéréotypes : l’atelier de Blandine métayer : « Le spectacle a été un déclencheur. »

 


En quoi consiste la formation ?

C’est un atelier de jeux de rôles. Il s’agit de jouer une situation X ou Y dans laquelle intervient un ou plusieurs stéréotypes. Après chaque exercice, on fait un débriefing pour libérer la parole, toujours dans le respect et le dialogue. Ces séances ne débouchent jamais sur un affrontement, car le but est de démonter des mécanismes inscrits en chacun de nous. Plus qu’une formation théorique, il y a quelque chose du vécu qui a une efficacité immédiate sur les esprits. Il y a eu beaucoup de formations pour les femmes, d’ailleurs très utiles, mais peu sont mixtes. Il me semblait intéressant de travailler avec des femmes et des hommes, car les stéréotypes touchent tout le monde. D’autant plus que les hommes sont très demandeurs d’ateliers mixtes. Ils sont très participatifs et se prêtent vraiment au jeu. Il y a encore des réflexes incroyables de la part des femmes ! Il n’y a pas que les hommes qui doivent évoluer sur la question des stéréotypes, les femmes aussi. On a toutes et tous des aprioris. Cette formation arrive au bon moment, il fallait un temps de maturation du sujet.

Quels sont ces mécanismes remis en cause ?

Les mécanismes de vie privée influent sur les mécanismes d’entreprise, et vice-versa. Il faut donc aborder le problème des stéréotypes sous ces deux angles : entreprise et vie privée. L’atelier permet une vraie prise de conscience et un bien être libérateur. A la fin de la journée, tous sont persuadés que la mixité est nécessaire et chacun se sent mieux d’avoir pu s’exprimer sur le sujet. Il s’agit en fait d’un exercice de construction collective, rassemblant les qualités de chaque groupe pour en faire une force et une richesse. En une journée, on arrive à déclencher des choses qui permettent d’ouvrir de nouvelles perspectives. On s’aperçoit qu’on a encore beaucoup de stéréotypes dans la tête. Même lorsqu’on travaille sur le sujet, on découvre toujours quelques chose de soi qu’on ignorait. Mais la vraie force de l’atelier, c’est que ce travail de dénouement des mécanismes sur lesquels s’inscrivent les stéréotypes, perdure dans le temps.

Vos projet pour la formation et le spectacle ?

On continue aujourd’hui la formation dans des grands groupes qui travaillent sur la thématique, ainsi que dans des sociétés plus petites. Après avoir commencé par le management, on a même fait une spéciale co-dir, la formation a été également adaptée à des groupes où on l’étend aux commerciaux. Ce sont des exercices que chacun et chacune peut faire, et qui peuvent être intéressants pour toutes les strates de l’entreprise et dans tous les secteurs. C’est une perspective, mais il est important de commencer par la tête. Je reprend par ailleurs Je suis Top !,  au Théâtre de l’Archipel, 17 boulevard de Strasbourg, et participe à beaucoup de galas en entreprise au mois de juin, ainsi qu’au Festival du Rire à Biscarosse le 31 mai.

Témoignage de Pierre Deheunynck, DRH Groupe Crédit Agricole SA.
Participant à la formation Débusquer les stéréotypes.

Le format fun de la formation est tout à fait approprié pour traiter le sujet des stéréotypes, car le registre détendu facilite son appropriation. L’humour est un excellent vecteur de recul lorsqu’il est fait avec une dérision bienveillante. La formation m’a permis de me rendre compte que les représentations stéréotypées sont les mêmes entre hommes et femmes et qu’au regard des participants, toutes les entreprises ont les mêmes problématiques. Les stéréotypes sont permanents et inscrits dans la culture de l’entreprise, leur évolution nécessite des actions spécifiques. Il faut agir pour faire évoluer les choses car sans actions programmées rien ne bougera. Le problème est que la matrice culturelle à laquelle nous sommes habitués, fait que les stéréotypes sont difficiles à faire évoluer, car ils sont admis par nos mœurs et nos inconscients. Un double engagement est donc nécessaire : individuel et entrepreneurial. Il ne faut jamais perdre l’occasion d’expliquer la notion de stéréotypes et de prendre du recul pour se poser la question de nos critère de choix. D’autre part, la responsabilité de l’entreprise joue un rôle capital. Pour cela, la sensibilisation systématique des RH à la prise de poste est inévitable. Au Crédit Agricole, nous sommes en train de structurer nos actions de sensibilisation. De manière globale, on a deux leviers : un engagement très volontariste du groupe,qui met le respect au cœur de sa responsabilité sociale, et un plan d’action Mixité, partagé par l’ensemble des entités du Crédit Agricole. Et il nous apparaît essentiel que les hommes et les femmes avancent ensemble !

Témoignage de Eve Magnant, Corporate Social Responsibility Director chez Publicis.
Participante à la formation Débusquer les stéréotypes.

Cette formation est une expérience très enrichissante parce qu’elle est vivante et dynamique. Il y a une réelle progression entre le début et la fin de la journée. Même pour nous, directeurs de diversité ou de responsabilité sociale de l’entreprise, qui sommes très impliqués, très engagés, et très proactifs sur le sujet des stéréotypes. Il y a un processus dynamique de prise de conscience, à titre personnel ou collectif, qui se déroule du fait même de participer. Faire les exercices, nous mettre nous-mêmes en situations, parfois incongrues, ou qui semblent à contre-emploi, nous fait sortir de notre cadre de pensée habituelle. La valeur ajoutée de la formation vient du cumul de la mise en situation et du débriefing. Grâce à l’expérience vécue qu’il offre, ce type de séminaire me semble l’une des solutions les plus efficaces pour faire bouger les consciences. Même si le théorique est toujours intéressant, c’est totalement insuffisant. Pouvoir mettre les individus en situation est extrêmement vertueux. Chez Publicis, le cercle interne VivaWomen ! consacre un atelier qui planche sur la question des stéréotypes au sein de l’entreprise. Quand il va s’agir de passer à l’action, je recommande cette approche. Faire évoluer les stéréotypes est un des exercices les plus difficiles qu’il soit, car il renvoie à nos systèmes de croyance, complexes et uniques pour chaque individu. Mais cette mise en situation crée un effet miroir, qui provoque une prise de conscience, et permet de faire bouger les lignes. Et puis surtout, on n’est pas dans l’accusation, ni dans le jugement de valeurs, on est dans la fausse légèreté du jeu de rôle, et tout le monde peut s’y retrouver. C’est ce qui en fait la force.

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Nelly Sevat, animatrice de l’atelier débusquer les stéréotypes et directrice de la formation de Changement de décor

 

 

 

Tout est limpide grâce au nom de l’atelier : Débusquer et dépasser les stéréotypes. Cette formation organisée par Blandine Métayer, est un bon moyen pour « se frotter et se confronter à des préjugés que nous avons en nous mais dont nous ne sommes pas conscients. »

C’est ce que nous explique l’animatrice Nelly Sevat. L’atelier spécifique a été conçu par et pour les entreprises. Il a permis de mélanger ces dernières et de leur faire voir comment les autres appréhendaient les stéréotypes.

Le constat de Nelly Sevat est clair : « Même quand on fait l’effort d’évoluer sur ces problématiques, sur les stéréotypes, on échappe pas à certains préjugés. » En utilisant cette base, l’atelier se frotte et se pique à des idées reçues sur le genre, par des mises en situations réelles. Le but étant de « sortir d’une simple discussion sur le sujet.

Pour avoir, une véritable prise de conscience et pour passer au-dessus de ces préjugés, »continue Nelly Sevat. Avant d’ajouter : « Les personnes présentes se sont prêtées aux jeux qu’on leur proposait, mais toujours avec de l’humour et du second degré. Du coup, il n’y avait aucune différence entre les hommes et les femmes, car tous ont des préjugés qu’ils en soient conscients ou pas. » L’adage est donc simple : avoir des préjugés d’accord, mais en jouer !

Pour Nelly Sevat, les retombées de ces exercices ont été bénéfiques : « Avec Blandine nous avons eu deux niveaux d’analyse sur l’atelier.

  • Le premier, professionnel, nous forçait à être objectives en essayant de trouver des solutions pour les participants afin qu’ils aillent au-delà de leurs préjugés.
  • Le second, personnel, nous a permis de nous rendre compte que parfois nous aussi avions des stéréotypes encrés en nous. » Les clichés sur les sexes ont donc la vie dure.

L’atelier Débusquer et dépasser les stéréotypes les a rendu visibles et les participants en ont pris conscience.

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