Le 20 octobre 2014 à 20h00.
Le Petit Kursaal

2 place du théâtre – 25000 Besançon

( Carte / itinéraire )

Changement de décor présente Je suis Top au petit KursaalA l’initiative de Changement de décor, une tournée Nationale est organisée, en partenariat avec l’ANDRH, IMS entreprendre, FACE, la Charte de la Diversité, le ministère des droits des femmes et l’Observatoire de la Parentalité en Entreprise et l’AFMD.

Chaque soirée, qui sera composée :

– de la représentation du spectacle ( 1’15 ),

– d’un débat avec la comédienne ( 20 mn),

– et d’une table ronde (45 mn), sera l’occasion pour nos partenaires d’informer et de communiquer sur les actions mises en place au niveau local et régional.

Intervenant(e)s table ronde :

Caroline Strasser, juriste au Centre d’information du droit des femmes et des familles

Françoise Vagnieux, conseillère en insertion professionnelle au Centre d’information du droit des femmes et des familles

Danièle Dulmet, déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité

Brice Masgonty,  Vice-Président de Halte-Discriminations

Najat Lechguer, Responsable Diversité et Égalité professionnelle chez GE

Céline Fleury Mathieu, Responsable développement RH IMASONIC

La presse en parle

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Féminité, égalité, humour … Pour rire mais aussi réfléchir à la place des femmes dans la et les société (s). Interview.

Besançon, l’Est Républicain Je suis Top Spectacle Blandine Métayer sera lundi 20 octobre au petit Kursaal avec son spectacle « Je suis top ! ».

Blandine Métayer, voilà maintenant quatre ans que vous avez créé ce onewoman show, «Je suis Top ! », que présentez actuellement dans le cadre d’une Tournée nationale de l’égalité professionnelle. Qu’est-ce à dire ?
Il s’agit d’une tournée en partenariat avec différents organismes dont le ministère des Droits des femmes. L’idée est de jouer dans une trentaine de villes avec un moment à l’issue du spectacle où je réponds aux questions du public pendant une vingtaine de minutes, le tout suivi d’une table ronde d’une demi heure avec les partenaires et les organismes régionaux qui peuvent ainsi présenter leurs actions locales et régionales en faveur de l’égalité hommes-femmes.

Votre premier spectacle, « Célibattante », créé au début des années 2000, était consacré aux femmes célibataires. Là vous récidivez autour des femmes en entreprise. Quel a été le déclic ?
Voilà une quinzaine d’années que j’interviens régulièrement au sein des entreprises en parallèle de ma carrière de comédienne. Pour faire des pièces sur mesure, du coaching, etc. Cela m’a permis d’observer pas mal de chose et de nouer beaucoup de contacts. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de cette pièce autour d’une femme au sommet de sa carrière qui raconte par où elle est passée, tant sur le plan professionnel que privé.

Comment avez vous construit et nourri le personnage de Catherine Boissard, cette PDG que vous incarnez sur scène ?
Après avoir écrit la structure en un weekend, j’ai voulu nourrir mon propos de choses vécues. J’ai contacté des femmes que je connaissais bien et je les ai longuement interviewées. Elles m’ont fait rencontrer des amies et au total, j’en ai interviewé une quarantaine, de 25 à 55 ans avec un noyau dur de 3545, l’âge où les carrières se dessinent. C’est ainsi que si certaines phrases du spectacle peuvent sembler énormes ou caricaturales, tout est malheureusement vrai ! J’ai également travaillé avec des sociologues et beaucoup échangé avec Brigitte Grésy, inspecteur à l’IGAS et auteur de nombreux rapports sur la parité. Je lui ai lu la pièce en primeur et elle m’a dit « Ne change rien c’est parfait ! »

Comment avez vous ensuite écrit le spectacle ?
Le plus difficile après avoir collecté tous ces matériaux était justement de faire en sorte de ne pas tomber dans le catalogue. Il ne fallait pas que ce soit trop didactique ou pédagogique. Ce n’est pas une conférence sur l’égalité mai bel et bien une pièce visible par tout le monde.

Quant à la personnalité de votre personnage ?
Je ne voulais pas en faire une blanche colombe à qui tout arrive. Mais décrire tout un parcours où, de victime, elle se transforme en bourreau. Plus elle monte, plus elle adopte les codes des hommes. Un piège dans lequel tombent beaucoup de femmes de pouvoir qui, à mesure qu’elles montent, deviennent de plus en plus intransigeantes, surtout avec les autres femmes. Je ne voulais pas passer cela sous silence.

Y a t-il une réplique qui vous semble emblématique de votre propos ?
Il y a une phrase qui a d’ailleurs été reprise par un réseau féminin tellement elle est criante de vérité. C’est : « On se demande pourquoi il n’y a pas plus de femmes à des postes importants : les entreprises ont tout à y gagner car elles sont brillantes, travailleuses, consciencieuses, perfectionnistes et avec elles c’est les soldes toute l’année, 30 % sur toute la collection ! » C’est un passage qui marque. À la fois les gens rient et en même temps c’est tellement la réalité…

Côté public, y a t-il aussi des hommes dans la salle ?
Bien sûr. Ils ont parfois un peu peur de venir au spectacle et rient peut-être un peu moins que les femmes mais au final, ils sont assez touchés et même bouleversés. Parce que l’on passe du rire aux larmes, et des larmes au rire, c’est un peu les montagnes russes.

Que pensez vous de la phrase de Françoise Giroud qui disait que l’égalité hommes-femmes ne sera effective que le jour où l’on nommera des femmes incompétentes à des postes de responsabilité ?
C’est vrai qu’un homme acceptera un poste s’il est sûr à 50%d’en avoir les compétences. Pour une femme, c’est plutôt à 99,9 %. Il y a une espèce d’exigence qu’elles se mettent parfois elles-mêmes mais qu’on leur impose aussi. On le voit bien par exemple en politique où on va demander aux femmes de connaître leurs dossiers sur le bout des doigts alors que des hommes s’en tirent par une pirouette sans qu’on ne leur en tienne rigueur.

Sinon il paraît que la pièce va être adaptée en BD ?
Oui, en roman graphique sortira l’année prochaine chez Delcourt, avec la dessinatrice Sandrine Revel. J’en suis très heureuse, ça va prolonger la vie du spectacle et permettre aussi de toucher un autre public. Pierre LAURENT W « Je suis top ! », de et avec Blandine Métayer, lundi 20 octobre à 20 h au petit Kursaal. Billetterie en ligne sur le site www.jesuistop.fr.

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Blandine Métayer : le monde du travail sans fard (ni blush)

Humour. Blandine Métayer est au top dans son dernier spectacle sur l’éternel problème des femmes à mener de front leur carrière, leur vie privée et de mère. À Besançon, ce 20 octobre.

La maternité pose encore des problèmes dans une carrière.  Photo DRBien loin d’être gagnée, l’égalité professionnelle entre homme et femme continue de poser question dans notre société moderne et amène parfois à des situations cocasses, comme le prouve Blandine Métayer dans son spectacle « Je suis top ! » Sur scène, chaise, table et ordinateur portable plantent le décor. Il n’en faut pas plus à la comédienne qui, dans un one-woman show rafraîchissant, dénonce avec humour les différences appliquées aux deux sexes au sein d’une entreprise, mais également dans la vie privée, où une femme doit souvent tout assumer seule.

Basé sur de vraies expériences …

Elle incarne Catherine Boissard : une « working-girl », comme beaucoup d’autres, qui va être amenée à chercher l’amour et qui va notamment obtenir un poste à la place d’un homme à parcours et compétences égales, parce qu’elle « coûte moins cher ! »

Toute l’originalité du spectacle tient dans le fait qu’il est tiré d’expériences réelles, ce qui le rend encore plus parlant. Blandine Métayer l’a écrit en septembre 2010 après avoir recueilli une quarantaine de témoignages, puis l’a joué pendant trois saisons à Paris. « Nous avions de multiples sollicitations pour le jouer en province, nous avons donc lancé une tournée nationale de l’égalité professionnelle avec divers partenaires (ministère des Droits des femmes, observatoire de la parentalité…) », précise David Riquet, le producteur. La comédienne s’est déjà produite à Avignon et à Lyon. Elle s’arrêtera donc à Besançon ce 20 octobre à 20heures, au petit Kursaal où 350 personnes sont attendues.

Après 1 h 15 de spectacle où les hommes et surtout les préjugés sont gentiment chahutés, un débat avec l’auteure interprète, puis une table ronde seront organisés. « Il y a souvent une vraie émulation avec le public et pas mal de partages d’expérience », constate David Riquet. « Je suis top » propose de porter un regard nouveau sur la société, sans être caricatural et en invitant hommes et femmes à passer un coup de balai sur les inégalités.

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