Blandine Métayer, la femme entre rires, tendresse et émotion.

Dans un « One Woman Show » énergique, elle s’attaque avec brio à la condition féminine . Le centre culturel Des Augustin est devenu, le temps d’une soirée, l’écrin de l’une des étoiles du théâtre français …

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Le centre culturel Des Augustin est devenu, le temps d’une soirée, l’écrin de l’une des étoiles du théâtre français. Grâce à son brillant jeu de scène, Blandine Métayer a tenu en haleine un public essentiellement féminin. Dès son entrée en scène, l’artiste implose dans son rôle de quadra devenu, après bien des sacrifices et des embûches, présidente directrice générale.

 Si le rire était omniprésent, la tendresse et l’émotion se sont glissées avec aisance dans un scénario qui a pastiché le quotidien de la femme dans la jungle masculine des hautes sphères du monde du travail, mais aussi ses rapports matrimoniaux et son rôle phare de mère de famille, tout en gardant cette sincérité c’est humanité qui caractérise la comédienne.

 C’est une véritable salve d’applaudissements qui a salué la fin de son spectacle. Tout de suite après, Blandine Métayer a répondu avec beaucoup de gentillesse aux questions de l’assistance. Elle a expliqué : « Même si de nos jours, la mentalité sexiste a fait beaucoup de progrès, il y a encore du travail à faire. C’est pour cette raison que je me suis penché sur ce sujet qui est encore malheureusement d’actualité. Afin d’éviter tout quiproquo je recueilli le témoignage de plus d’une quarantaine de femmes, tous milieux confondus. Si j’ai écrit le fil conducteur de mon scénario un week-end, il m’a fallu plusieurs mois pour le nourrir et lui apporter sa structure actuelle que j’ai peaufinée au fil des représentations. ».

 La plume de l’auteur, digne des plus grands stylistes de haute couture, a su parer son personnage de deux des plus beaux atours : « La tendresse et l’humanité « . Si son héroïne les perd un moment, offrant son âme à nue, grâce à son instinct maternel, elle les retrouve très vite.

À voir et revoir sans modération. Le débat qui s’est ensuivi avec les représentantes et représentants des partenaires locaux de la tournée qui a débuté ce soir à Pernes à démontrer fort heureusement que le changement d’attitude en entreprise vis-à-vis des femmes s’est amorcé.

« Je suis une humaniste avant tout » 

 Après la représentation, la comédienne s’est mêlée à son public et a écouté les commentaires de cette table ronde. C’est avec beaucoup de simplicité qu’elle a répondu aux questions comme : peut-on vous qualifier de féministe ? Ce à quoi l’artiste répond : «oui mais je suis avant tout humaniste, la violence subie par les femmes de nos jours à travers le monde me fait toujours autant horreur. En France on préfère écrire déclaration des droits de l’homme alors qu’en Angleterre on l’écrit Universal Déclaration of Human »

Quant à son attitude si son œuvre était  reprise dans 20 ans par une autre comédienne : «En toute honnêteté je serai inquiète car cela signifierait que la condition féminine n’a pas évolué et que rien n’a changé, ce qui serait dramatique. »

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